TOGO/RECOMMANDATIONS CEDEAO: 80% de satisfaction pour le prof Kuakuvi

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La feuille de route proposée hier mardi par la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo anime le débat. Intervenant ce matin sur la radio Nana Fm dans l’émission « Débat », Prof Marcel Magloire Kuakuvi a estimé à 80%, sa satisfaction par rapport aux recommandations formulées par l’instance sous-régionale pour la résolution pacifique de la crise togolaise.
« Ma satisfaction se situerait autour de 80%, parce qu’ils ne pouvaient pas parler immédiatement de l’observation de ces élections-là. Mais, j’avais déjà préconisé dans mes opinions un comité de suivi. Et ils en ont tenu compte. En plus de cela, il y a un flou sur les révisions Constitutionnelles et Institutionnelles. C’est bien de parler de la recomposition de la Cour Constitutionnelle avec une limitation de mandat. Parce que les gens s’éternisent là-bas. Maintenant, notre espoir va se porter entièrement sur l’opposition. Parce que toutes ces choses qui ont été dites, tout le monde le disait avant que la CEDEAO ne le redise », a indiqué le Président du Conseil Épiscopal Justice et Paix.
Selon lui, « si toute l’opposition togolaise se met en rang pour superviser ces élections à deux tours, les choses pourraient se jouer bien sans nécessairement l’aval de l’ONU, de la CEDEAO ou de l’UA ».
« Maintenant, il reste à espérer qu’il n’y ait plus de boycott de la part de l’opposition togolaise au parlement lorsqu’on dira que, au cas échéant, les réformes seront réglées par voie parlementaire », poursuit l’universitaire.
Revenant sur la question du toilettage du fichier électoral, le Prof Kuakuvi Magloire « espère » que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) fera le nécessaire pour que les élections qui commenceront le 20 décembre prochain, se déroulent dans de meilleures conditions possibles. Et ce, avec le concours du comité de suivi de la CEDEAO.
Pour le philosophe, contrairement à ce que pensent certains Togolais, la date du 20 décembre 2018 retenue pour l’organisation des législatives ne va pas empiéter sur les fêtes de fin d’année.
« Si on veut véritablement changer les choses au Togo, la date importe peu. Il suffit de s’organiser pour que ces élections soient réalistes et conforment aux vœux des Togolais. Ce n’est pas une affaire de fête. Nous allons fêter après si par extraordinaire, nous prenons la majorité des sièges au parlement », a-t-il conclu. (ICL/2018)

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