la journée mondiale du paludisme,l’innovation pour stopper le mal

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25 AVRIL (ASPAMNEWS)-Chaque 25 Avril, le monde entier célèbre la journée mondiale de la lutte contre le paludisme. Une occasion juste trouvée, pour sensibiliser et mobiliser les actions les communautés à mieux faire face à cette maladie parasitaire. Cette année 2022, le thème choisi est : « Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies ».

A travers ce thème, l’Organisation Mondiale de la Santé appelle à investir et à innover pour trouver de nouvelles approches de lutte anti vectorielle, de nouveaux produits de diagnostic, de nouveaux médicaments antipaludiques et d’autres outils en vue d’accélérer les progrès contre cette maladie.
Cependant, les progrès constatés entre 2000 et 2015 ont ralenti voire stagné ces dernières années, en particulier dans les pays à forte charge d’Afrique subsaharienne.

Cette maladie endémique au Bénin, constitue la principale cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et de morbidité chez les adultes. Il représente 40% des consultations externes et 25% de toutes les admissions à l’hôpital.

En 2020, sur les 241 millions de cas de paludisme déclarés, 627 000 personnes sont mortes de la maladie. Ce sont 14 millions de cas supplémentaires et 47 000 décès de plus qu’en 2019, comme le déclarait l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport annuel publié en décembre 2021. Les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans représentent 80 % des décès dus au paludisme. L’Afrique subsaharienne enregistre 95 % des cas de paludisme et 96 % des décès liés à la maladie.

Aujourd’hui, chaque minute, un enfant de moins de cinq ans meurt du paludisme dans le monde. Si cette maladie – transmise par la piqûre de la femelle infectée du moustique anophèle – décimait encore les enfants et les femmes enceintes en Europe ou en Amérique du Nord, les investissements dans la lutte contre le paludisme auraient sans nul doute été aussi rapides et massifs qu’ils ont pu l’être pour le Covid-19.

Une maladie des pauvres

Ne nous leurrons pas. Il s’agit bel et bien d’une maladie des pauvres, qui affecte en très grande majorité les populations les plus éloignées des systèmes de santé. Eloignées géographiquement, en raison de discriminations persistantes, par manque de considération de la part des autorités locales, régionales, nationales, internationales.

Des progrès ont pourtant été réalisés ces deux dernières décennies. Au début des années 2000, le paludisme entraînait la mort de près de 900 000 personnes. Mais depuis cinq ans, la lutte contre le paludisme stagne. Elle a même reculé, notamment en raison de la pandémie de Covid-19 qui a entravé le bon déroulement de l’approvisionnement des produits de lutte antivectorielle et perturbé les services de prévention.

Des actions concertées et urgentes
Par ailleurs, cette maladie exerce une pression économique importante sur le développement du Bénin et celui de l’Afrique à en croire le programme Zéro Palu, Les entreprises s’engagent de Speak Up Africa. C’est pourquoi ce programme s’est donné pour mission de mobiliser les entreprises afin qu’elles s’engagent aux côtés des autres acteurs du domaine pour faire barrage au paludisme.

De telles actions urgentes et concertées sont appelées de tous les vœux pour remettre le monde sur la voie qui lui permettra d’atteindre les cibles de 2030 de la Stratégie mondiale de lutte contre le paludisme de l’OMS. Car, bien qu’il soit évitable et traitable, le paludisme continue d’avoir des conséquences dévastatrices sur la santé et les moyens de subsistance des populations à travers le monde.

Dans les pays où la charge de paludisme est la plus élevée – principalement en Afrique subsaharienne –, les résultats tendent à diminuer. Ces régions font face à d’autres menaces, sanitaires, humanitaires, climatiques.

Cette dernière nous préoccupe particulièrement. Les changements climatiques entraînent notamment la hausse des inondations et favorisent l’émergence des moustiques vecteurs de paludisme. Le réchauffement de la planète entraînera indubitablement une recrudescence et une propagation des maladies vectorielles, telles que le paludisme, dans certaines régions du monde.

Rappelons que d’après les estimations, en 2020, l’OMS a dénombré 241 millions nouveaux cas de paludisme et 627 000 décès liés au paludisme dans 85 pays. Plus des deux tiers des décès ont été enregistrés chez des enfants de moins de 5 ans vivant en Afrique. (SPM/2022)

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