HAÏTI-CRISE: cinq morts suite aux manifestations anti-Ariel Henry, pillage et incendies 

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PORT-AU-PRINCE, 8 FEVRIER (ASPAMNEWS)- Lors des mouvements de protestation contre le premier ministre Ariel Henry ce 7 février 2024 aux Gonaïves, cinq employés d’une agence de protection de l’environnement ont été tués dans des affrontements avec la police. Les manifestants ont pillé un dépôt de provisions alimentaires et ont mis le feu dans trois bâtiments au bas de la ville dont l’un abritant le bureau départemental du ministère de la Planification et de la Coopération externe.

Les cinq agents armés de la Brigade de sécurité des aires protégées, un organisme qui s’est récemment mutiné contre le gouvernement, ont fait feu en direction de la police qui a riposté, a déclaré une source policière. Trois autres employés de la même agence ont été arrêtés, a-t-elle ajouté. Des milliers de personnes manifestent depuis le début de semaine à Port-au-Prince et aux quatre coins du pays pour réclamer le départ du chef du gouvernement.

Lors des mouvements de protestation contre le premier ministre Ariel Henry ce mercredi 7 février 2024 aux Gonaïves, des membres de la population ont pillé un dépôt de provisions alimentaires et ont mis le feu dans trois bâtiments au bas de la ville dont l’un abritant le bureau départemental du ministère de la Planification et de la Coopération externe.

En début d’après-midi, l’ex sénateur élu et ancien Chef rebelle Guy Philippe a été aperçu à Pétion-ville en train de serrer les mains de quelques curieux sur la place Saint-Pierre, escorté de ses gardes du corps,. Une présence qui a provoqué enthousiasme chez les uns et panique chez d’autres.

Peu après son passage à Pétion-ville sur les ondes d’une radio de la capitale a déclaré « Demain, je serai dans la rue avec mon peuple » ajoutant qu’il serait entouré de forces de sécurité, affirmant « Le combat n’est que le début. »

Jean Charles Moïse, leader du Parti radical « Pitit Dessalin » était à la tête d’une manifestation qui a parcouru l’autoroute de Delmas et des rues de Pétion-ville ou ne boutique de station-service a été pillée par des manifestants…

Au Cap-Haïtien des manifestants ont lancé des pierre et des bouteilles contre les forces de l’ordre qui ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser ces individus agressif et rétablir l’ordre public… La plupart des commerces, banques et institutions étaient fermées comme de nombreuses villes en Haïti en proie aux manifestations antigouvernementales. Des rafales d’armes automatiques ont été rapportées

À Ounaminthe dans la soirée des individus armés on lancé une attaque contre le commissariat, des agents de la Brigade d’intervention sont venu en refort aux policiers. Un agresseur a été mortellement blessé dans les échange de tirs. Par ailleurs, des hommes portant des cagoules ont vandalisé la mairie de Ouanaminthe et ont mis le feu dans des véhicules municipaux.

À Gonaïves toutes les activités étaient paralysées alors que des milliers de personnes ont pris le béton pour exiger le départ du Premier Ministre Henry, accompagné d’un camion sonorisé et d’une bande de rara. Les bureaux des douanes, ceux de l’Office Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT) et le tribunal de Paix section Nord ont été saccagés et pillés par des individus non identifiés…

Des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) et de la Brigade d’intervention tentaient de contenir les débordements. Des individus portant des fusils d’assauts ont été remarqués dans la foule des manifestants.

Rappelons qu’un accord conclu en décembre 2022 après l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, l’actuel Premier ministre devait organiser des élections de sorte à laisser le pouvoir ce 7 février 2024 à de nouveaux élus. Aucun scrutin n’a eu lieu depuis 2016 dans ce petit pays pauvre des Caraïbes et la présidence reste vacante. Le Premier ministre Ariel Henry, au pouvoir depuis 2021, «n’a apporté aucune solution à nos problèmes», a dénoncé un manifestant.

«Le pays est pris en otage par des gangs. On ne peut pas manger. On ne peut pas envoyer nos enfants à l’école (…) On n’en peut plus», a fustigé ce quadragénaire au chômage, qui n’a pas non plus souhaité donner son nom. Haïti fait face à une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire, des gangs armés ayant pris le contrôle de pans entiers du pays, et le nombre d’homicides ayant plus que doublé en 2023. (SGT/2024)

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