CHINE-MEDIA: Zhang Zhan, blogueuse critique libérée après quatre ans de prison

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PEKIN, 22 MAI (ASPAMNEWS)-La blogueuse chinoise Zhang Zhan, emprisonnée durant quatre ans pour avoir publié des vidéos critiquant la politique sanitaire de la Chine pendant la pandémie de Covid-19, a été libérée, a annoncé mercredi 22 mai l’ONG Reporters sans frontières (RSF). D’après des organisations de défense des droits humains, cette ex-avocate quadragénaire, parfois présentée comme une journaliste citoyenne, reste toutefois sous surveillance, et sa liberté de mouvement demeure entravée.

Quand le calvaire de Zhang Zhan va-t-il s’achever ? Quatre ans presque jour pour jour après son arrestation, la journaliste chinoise devait être libérée, ce lundi 13 mai, au terme de la peine de prison prononcée contre elle par la justice de son pays le 28 décembre 2020. Mais le flou demeure sur le sort qui va lui être réservé.

Interrogé lors d’une conférence de presse ce lundi, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Pékin a refusé de confirmer la libération de la journaliste, qui a fêté ses 40 ans au mois de septembre. «Je ne connais pas les détails spécifiques, mais ce que je peux vous dire, c’est que la Chine est un pays régi par l’Etat de droit. Toute personne qui viole la loi doit être punie», s’est-il contenté de répondre.

Les nombreuses organisations internationales qui s’intéressent au cas de Zhang Zhan tentent par tous les moyens de joindre sa famille, ou d’avoir des informations au sein de la prison où elle était détenue, pour déterminer si elle a bien été libérée. En vain. 

«Pour le moment, nous n’avons aucune nouvelle. C’est très préoccupant», déplore Aleksandra Bielakowska, chargée de plaidoyer pour Reporters sans frontières (RSF). Auprès de CNN, la militante Jane Wang, qui participe à la campagne internationale de soutien à la journaliste.

Zhang Zhan s’était rendue en février 2020 à Wuhan, la métropole du centre de la Chine où le virus responsable du Covid-19 avait été découvert. Les quelque 14 millions d’habitants de la ville avaient alors interdiction de quitter celle-ci. Smartphone en main, la blogueuse s’était notamment rendue en bas des immeubles, où des barrières avaient été érigées, des gardiens ayant été recrutés afin de maintenir les habitants confinés chez eux.

« Provocation aux troubles »

Arrêtée en mai 2020, elle avait été condamnée à la fin de la même année pour « provocation aux troubles », une terminologie souvent utilisée contre les personnalités dérangeantes pour le pouvoir. Zhang Zhan devait être libérée le 13 mai. Mais aucune information n’avait été publiée jusqu’alors concernant son sort.

Une courte vidéo montrant la blogueuse, diffusée mercredi par Reporters sans frontières, semble indiquer qu’elle a bien été libérée comme prévu. « Le 13 mai à 5 heures du matin, la police m’a déposée chez mon grand frère, à Shanghai », déclare-t-elle dans cette vidéo. « Merci à tous pour votre aide et votre sollicitude », souligne-t-elle. RSF affirme avoir obtenu cette vidéo « par un intermédiaire ».

Si Zhang Zhan semble avoir été libérée, « ses contacts avec le monde extérieur et sa vie quotidienne sont sous surveillance », a affirmé sur le réseau social X Jane Wang, une militante établie au Royaume-Uni qui a participé à la campagne pour la libération de la blogueuse.

De son côté, « Reporters sans frontières reste préoccupée par sa situation et souligne qu’une liberté partielle n’est pas du tout une liberté », a fait savoir mercredi l’organisation. Des militants des droits humains avaient exprimé leur inquiétude quant à la santé de Zhang Zhan, qui avait mené une grève de la faim en prison pour dénoncer sa condamnation.

« Grave violation des droits humains »

Zhang Zhan s’était rendue en février 2020 à Wuhan, la métropole du centre de la Chine où le virus responsable du Covid-19 avait été découvert. Ses quelque 14 millions d’habitants avaient alors interdiction de quitter la ville. Smartphone en main, la blogueuse s’était notamment rendue en bas des immeubles où des barrières avaient été érigées et des gardiens recrutés afin de maintenir les habitants confinés chez eux.

Dans ses vidéos publiées sur des sites chinois et étrangers, elle interpellait le personnel chargé d’appliquer la politique sanitaire des autorités, qu’elle considérait comme « une grave violation des droits humains ».

Arrêtée en mai 2020, elle avait été condamnée à la fin de la même année pour « provocation aux troubles », une terminologie souvent utilisée contre les personnalités dérangeantes pour le pouvoir.

« RSF reste préoccupé par sa situation »

Zhang Zhan devait être libérée le 13 mai. Mais aucune information n’avait été publiée sur son sort jusqu’alors. Une courte vidéo montrant la blogueuse, diffusée mercredi par Reporters sans frontières (RSF), semble indiquer qu’elle a bien été libérée comme prévu.

« Le 13 mai à 5 heures du matin, la police m’a déposée chez mon grand frère à Shanghai », déclare-t-elle dans cette vidéo. « Merci à tous pour votre aide et votre sollicitude », souligne-t-elle. RSF affirme avoir obtenu cette vidéo « par un intermédiaire ».

Si Zhang Zhan semble avoir été libérée, « ses contacts avec le monde extérieur et sa vie quotidienne sont sous surveillance », a affirmé sur le réseau social X Jane Wang, une militante basée au Royaume-Uni qui a participé à la campagne pour la libération de la blogueuse.

De son côté, « RSF reste préoccupé par sa situation et souligne qu’une liberté partielle n’est pas du tout une liberté », a indiqué mercredi l’organisation. Des militants des droits humains avaient exprimé leur inquiétude quant à la santé de Zhang Zhan, qui avait mené une grève de la faim en prison pour dénoncer sa condamnation. (PMD/2024)

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