FRANCE: deux hommes convoqués devant le juge pour avoir enfariné Mélenchon, et si c’était chez nous?

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14 JUIN (ASPAMNEWS)- Agresser une autorité ou un homme politique de l’opposition ou du pouvoir en place lors d’une manifestation, est une agression contre le droit constitutionnel, en France. Mais dans nos Etats, surtout les Etats africains francophones, agresser une autorité proche du pouvoir en place est un crime qu’on punit sévèrement, des fois la mort peut être la solution. Cette sentence peut même rejaillir sur les membres de la famille ou même la progéniture du coupable d’agression sur la personne dite « autorité ».

Pendant ce temps dans certains de nos pays africains francophones, on peut agresser fatalement un responsable ou leader de l’opposition, l’agresseur ou les agresseurs ne seront même pas interpellés ou punis, ils seront plutôt applaudis et même certains hommes des médias les défendront et iront jusqu’à faire croire que leurs actes d’agression sont justifiés.

Pourtant dans nos pays, les textes juridiques sont clairs sur ces genres de cas d’agression que ce soit contre un leader de l’opposition ou un responsable politique proche du pouvoir. Même les juges ne lèvent pas le petit doigt, surtout lorsqu’il s’agit d’un leader de l’opposition agressé. Ou carrément, lorsque certains défenseurs de droit de l’homme s’activent pour que justice soit rendue, on met tout en branle pour les mettre les bâtons dans les roues. Et, l’affaire n’aboutira jamais juridiquement.

Mais en France, bien que Melenchaon soit de l’opposition, les deux individus qui l’ont enfarinés au cours d’une manifestation doivent répondre de leurs actes devant le juge.

En effet, les deux hommes impliqués dans l’enfarinage de Jean-Luc Mélenchon à la manifestation contre l’extrême droite, samedi 12 juin, à Paris, ont été convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé le parquet, dimanche. Le youtubeur qui a revendiqué le geste sera jugé pour « violences sur personne chargée d’une mission de service public », le 7 juillet, aux côtés d’un homme poursuivi pour « complicité » de ce délit.

Devant des journalistes qui le filmaient après son acte, cet animateur d’une chaîne YouTube politique de droite radicale s’était présenté comme un « souverainiste »« Je ne crois pas au débat », avait-il ajouté, revendiquant « un geste de contestation, comme beaucoup de gens en font ».

Un « déni » de la violence d’extrême droite ?

Juste avant l’annonce de ces poursuites, le chef de file de La France insoumise avait expliqué pourquoi il ne porterait pas plainte. « C’est une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester, a déclaré, le candidat à la présidentielle, sur LCIC’est la raison pour laquelle je ne veux pas porter plainte. J’estime que c’est au procureur de la République, c’est-à-dire à l’Etat, de dire s’il considère que c’est un problème qu’on ne puisse pas manifester sans être agressé. »

Après la diffusion d’une vidéo simulant l’exécution d’un électeur « insoumis » et la gifle infligée à Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon voit dans cette succession de faits « l’histoire de la montée progressive de l’extrême droite dans ce qui a toujours été sa tactique et sa manière de faire »

Le leader « insoumis » dénonce un « déni » de la violence d’extrême droite. « Pourquoi quand il s’agit du terrorisme islamiste on en entend parler pendant des heures et dès qu’il s’agit des attentats de l’extrême droite, la police internationale dit que c’est un des dangers majeurs en Europe, et on fait comme si ce n’était pas le cas », s’est-il interrogé. (NKR/2021)

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