GABON/COUP D’ETAT: Ali Bongo en résidence surveillée, un de ses fils, des ministres et des généraux arrêtés

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LIBREVILLE, 30 AOÛT (ASPAMNEWS)-Le président déchu du Gabon Ali Bongo et quelques membres de sa famille sont en résidence surveillée, indiquent les militaires putschistes à la télévision d’État. Son fils Nouridne Bongo, des ministres et des généraux sont arrêtés. Les militaires invitent la population au calme. Un couvre-feu instauré.

Le président Ali Bongo est placé «en résidence surveillée» entouré de sa famille et de ses médecins et l’un de ses fils a été arrêté pour «haute trahison», selon les militaires putschistes qui ont annoncé, ce mercredi 30 août 2023, «avoir mis fin au régime» de M. Bongo.

Selon certaines informations, le général Brice Clothaire Oligui Nguem faisant partie de la Garde Républicaine du Gabon, est le nouvel homme fort du pays. Des images le montrent porté par une foule de militaires en liesse.

Le président de la Commission gabonaise des élections qui a proclamé le résultats donnant Ali Bongo vainqueur a été aussi arrêté. Des ministres, des généraux et quelques directeurs de sociétés sont aussi mi aux arrêts.

Un groupe de militaires regroupés au sein du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI), ont annoncé, mercredi 30 août 2023, avoir mis terme au pouvoir du président Ali Bongo, récemment déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 26 août dernier.

Ce Comité qui aurait pour nouvel homme fort le général Brice Clothaire Oligui Nguem de la Garde Républicaine et faisant partie du clan présidentiel, a indiqué que le président renversé est «en résidence surveillée» entouré de sa famille et de ses médecins.

Dans la même adresse faite à la télévision, les militaires évoquent, par ailleurs, l’arrestation d’un des fils du président déchu pour «haute trahison».

Le groupe de militaires a annoncé plutôt dans la matinée du mercredi 30 août, la dissolution de «toutes les institutions gabonaises» avec la fermeture des frontières, en déclarant que les résultats du scrutin sont annulés.

Les réactions à travers le monde sur la situation au Gabon n’ont pas tardé. La Chine a été le premier pays à réagir officiellement et a appelé les différents acteurs à «résoudre pacifiquement leurs différends par le dialogue, au retour immédiat à l’ordre normal, et à garantir la sécurité personnelle d’Ali Bongo».

Quant à la France, elle dit «condamner» un «coup d’Etat en cours» au Gabon et souhaite  «que le résultat de l’élection soit respecté», a fait savoir le porte-parole du  gouvernement Olivier Véran. De son côté, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé, ce mercredi, sur le réseau social X, le président Emmanuel Macron d’avoir «encore une fois compromis la France dans un soutien jusqu’au bout à l’insupportable», avec son appui au président gabonais Ali Bongo.

La Russie, elle, s’est dit «très préoccupée» par la situation au Gabon.

Ali Bongo qui briguait un autre mandat après avoir passé 14 ans au pouvoir était déclaré vainqueur de l’élection à hauteur de 64,27% selon les résultats du scrutin qui ont par ailleurs été contestés par l’opposition et une frange de la population.

Cette élection, avant même que ses résultats ne tombent, avait déjà provoqué des remous sociaux conduisant le président Bongo à prendre des mesures drastiques dont un couvre-feu, la suspension de l’Internet et celle de médias internationaux comme RFI, France 24 et TV5 Monde. Mais Internet serait de retour au pays dans la matinée de ce mercredi 30 août selon certaines sources. (SOM/2023)



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