PAPOUASIE NOUVELE GUINEE/GLISSEMENT DE TERRAIN: au moins 670 morts et plus de 2000 personnes enterrées vivantes

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PORT MORESBY, 27 MAI (ASPAMNEWS)- Plusieurs villages de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été touchés par un glissement de terrain «sans précédent», faisant au moins 670 morts et plus de 2000 personnes englouties vivantes, selon un nouveau bilan.

Un important glissement de terrain a touché «plus de six villages» situés dans une région montagneuse de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, jeudi 23 mai. Une «catastrophe naturelle sans précédent» qui a entraîné des «dégâts considérables», selon le gouverneur de la province d’Enga, Peter Ipatas.

Et un lourd bilan humain : «On estime que plus de 150 maisons ont été ensevelies et que 670 personnes sont mortes», a déclaré ce dimanche 26 mai Serhan Aktoprak, fonctionnaire pour les migrations à l’ONU, basé à Port Moresby, la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce lundi, le bilan a été revu à la hausse : plus de 2 000 personnes ont été ensevelies dans ce vaste glissement de terrain survenu dans un village éloigné, ont indiqué les autorités du pays du Pacifique à l’ONU.

 « Le glissement de terrain a enterré vivantes plus de 2.000 personnes et a causé d’importantes destructions », a déclaré le centre national des catastrophes du pays au bureau de l’ONU dans la capitale Port Moresby.

« La situation est terrible, la terre continue de glisser. L’eau coule, et cela crée un risque énorme pour toutes les personnes présentes », a indiqué dimanche Serhan Aktoprak, fonctionnaire pour les migrations à l’ONU, basé à Port Moresby, la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Plus d’un millier de personnes ont dû fuir la zone sinistrée. Le village concerné compte près de 4 000 habitants, et du fait de sa localisation, se trouvait être un point de ralliement pour nombre de chercheurs d’or de la région.

Bilan largement revu à la hausse

Alors qu’il faudra probablement des jours voire des semaines pour arrêter un bilan définitif, cinq corps avaient déjà été retrouvés samedi soir. « Les gens utilisent des bâtons, des bêches et de grandes fourches agricoles pour dégager les corps ensevelis sous la terre », a détaillé Serhan Aktoprak.

Dans un premier temps, les organisations humanitaires et les autorités locales ont dit craindre qu’entre 100 et 300 personnes aient péri dans la catastrophe. Mais ce bilan a été revu à la hausse par l’ONU lorsque les secouristes se sont aperçus que le village frappé par le glissement de terrain comptait plus d’habitants qu’estimé, a expliqué Serhan Aktoprak. Celui-ci compte près de 4.000 habitants, et du fait de sa localisation, se trouvait être un point de ralliement pour nombre de chercheurs d’or de la région.

A certains endroits, le glissement de terrain, mélange de roches et de terre qui se sont détachées du mont Mungalo, atteint une épaisseur de huit mètres. Selon les organisations humanitaires, la catastrophe a anéanti le bétail, les jardins vivriers et les sources d’eau potable du village.

Pour les habitants de la région, le glissement de terrain a dû être déclenché par les fortes pluies qui se sont abattues sur la région ces dernières semaines. D’après les scientifiques, la variation des régimes pluviométriques en raison du changement climatique augmente le risque de glissements de terrain dans le pays, déjà régulièrement frappé par des précipitations intenses.

Face à l’isolement, la mobilisation des habitants

La secrétaire générale par intérim de l’antenne nationale de la Croix-Rouge, Janet Philemon, a expliqué que le glissement de terrain avait eu lieu dans une zone isolée et qu’il faudrait peut-être deux jours aux services d’urgence et aux aides pour atteindre la zone.

La Croix-Rouge estime qu’entre 100 et 500 personnes pourraient avoir été blessées ou tuées par cette catastrophe, mais la secrétaire générale a précisé qu’elle essayait «de se faire une image plus précise de la situation».

«Il n’y a aucune indication de séisme ou de quoi que ce soit qui ait pu déclencher» le phénomène, a toutefois estimé Janet Philemon, ajoutant que la zone touchée est un lieu d’exploitation minière aurifère : «Des personnes ont peut-être travaillé à extraire de l’or sur cette montagne», a-t-elle déclaré, avant de suggérer que le glissement de terrain avait pu être provoqué par de fortes pluies.

Un mélange de roche et de terre s’est détaché d’une colline à la végétation dense, selon un photographe sur place qui a également mentionné des débris d’abris en tôle jonchant le sol. Des dizaines de personnes se sont immédiatement mises à pied d’œuvre pour retrouver d’éventuels survivants ensevelis sous des tas de pierres et de terre, munis de lampes frontales, de machettes et de haches pour déblayer les éboulis.

Sur les réseaux sociaux et les chaînes de télé, des vidéos montrent des habitants escalader d’énormes rochers, éparpillés parmi les troncs d’arbres et les débris causés par le glissement de terrain, pour évaluer les dégâts. (SPJ/2024)

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