NIGER: le général Tchiani accusé de fermer la porte au dialogue

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NIAMEY, 21 AOÛT (ASPAMNEWS)– Les annonces du général Tchiani sont une « fermeture hermétique au dialogue », assure le directeur de cabinet de Mohamed Bazoum.

Samedi, le général Abdourahamane Tchiani a fait une série d’annonces. Le Chef de l’Etat a convoqué un dialogue national et annoncé une transition de trois ans maximum. Des annonces qui interviennent au moment même où la Cédéao tente une dernière mission de sortie de crise avec les militaires.

Pour le camp du président déchu Mohamed Bazoum, il s’agit d’un mépris envers les Nigériens, la Cédéao et la communauté internationale.  » Ces propos sont une fermeture hermétique au dialogue. C’est vraiment du mépris pour le peuple nigérien, c’est une insulte aux chefs d’État de la Cédéao et c’est du mépris pour la communauté internationale » , s’est indigné Oumar Moussa, directeur adjoint du cabinet du président renversé Mohamed Bazoum.

Pour ce cadre du régime déchu, on essaie au maximum d’éviter une intervention militaire et de trouver des solutions négociées. « On ne peut pas se retrouver devant une personne qui décide de son agenda, de ce qu’il doit faire et qui balaie toutes les volontés de négociation » , a-t-il poursuivi. Oumar Moussa précise par ailleurs que Mohamed Bazoum appelle de son vœu à une solution négociée.

Rappelons qu’une délégation de la communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’éjourne à Niamey, depuis le samedi dernier. Cette délégation conduite par l’ancien chef de l’État nigérian Abdulsalami Abubakar, a été reçue par les membres du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et le Premier Ministre de la transition.

La délégation de la CEDEAO a aussi rencontré l’ex président bazoum pour s’enquérir de son état de santé.
Depuis le coup d’État du 26 juillet dernier au Niger, la CEDEAO a imposé des sanctions contre le pays. Cette mission de l’institution communautaire a entrepris une opération de médiation pour trouver avec les nouvelles autorités du pays des voies et moyens devant conduire à l’allègement ou la levée de ces sanctions.

Selon plusieurs sources, les autorités nigériennes ont demandé à la CEDEAO l’allègement de ces sanctions iniques et humiliantes en particulier, la fourniture de l’électricité, la levée des sanctions sur les produits alimentaires et les médicaments. (SPM/2023)

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