TOGO/RECOMMANDATIONS DE LA CEDEAO: Le PPI souhaite plus du temps pour les réformes avant les élections

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Le Parti du peuple et d’intégrité (PPI) n’est pas d’accord pour l’organisation des élections le 20 décembre 2018, « parce que pour organiser une élection crédible, il faut du temps pour mettre en oeuvre toutes les réformes », lit-on dans un communiqué.
Même si le PPI salue les propositions contenues dans la feuille de route proposée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour sortir le Togo de sa crise politique, ce même parti pense qu’il faut organiser des élections sans suspicions, donc il faut disposer plus de temps.
Ces propositions, lit-on dans un communiqué dont copie, « sont pour l’essentiel évoquées par le parti dans sa déclaration liminaire lors de sa conférence de presse d’avril 2018 ».
Cependant, le même document signé du président du PPI, Tchao Kadanbaya indique qu’il y a un certain nombre d’éléments dans cette feuille de route qui préoccupent.
« L’organisation d’élections crédibles, transparentes et équitables, le renforcement du processus électoral que propose la CEDEAO doivent disposer du temps, vu le contexte sociopolitique actuel afin d’éviter toute suspicion », note cette formation politique.
La date du 20 décembre désignée pour les élections législatives, souligne M. Kadanbaya, est ‘trop rapprochée’.
« Il faut que le mandat de l’actuelle législature soit prorogée d’un an afin de disposer du temps pour apaiser le climat politique, procéder de façon sincère aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et l’aménagement du cadre électoral », propose-t-il.
Autre proposition faite par ce jeune parti, le dialogue inclusif auquel la CEDEAO appelle, doit être ‘inclusif’, afin, dit-il, « de prendre en compte toutes les aspirations réelles des Togolais pour une vie équitable ».
Le Comité de suivi se doit aussi d’être ‘inclusif et ouvert à toutes les tendances politiques’ du Togo, soutient le PPI, afin que toutes les opinions puissent s’exprimer.
Le parti dit soutenir le vote de la diaspora. Mais pour que ce vote ne constitue pas une ‘source de fraude de plus’, indique le communiqué, le temps nécessaire doit être accordé pour que toutes les dispositions techniques et les infrastructures nécessaires  soient mises en place. (GBA/2018)
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