participation de la DMK aux prochaines élections: divergence de voix

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LOME, 3 AVRIL (ASPAMNEWS)– Il est clairement sorti de la conférence de la DMK à Lomé, du vendredi passé qu’elle a lancé une mobilisation à la population togolaise pour le compte des prochains scrutins législatifs et régionaux. Mais le prélat n’est visiblement pas d’accord avec la position de la DMK.

Le nonagénaire, dans un élément audio, refuse que la dynamique “participe à un simulacre d’élection de trop tant que le contentieux électoral du 22 févier 2020, ayant porté Dr Messan Agbéyomé Kodjo à la présidence de la République, n’est pas réglé”.

« Pour ce qui me concerne, il n’est pas question que la Dynamique qui porte mon nom participe à une simulacre d’élections de trop, tant que le contentieux électoral du 22 février 2020 (…) n’est pas réglé », a-t-il martelé lors d’une émission sur un média.

Quiconque tentera sous quelques prétextes que ce soit de participer à ces élections contre la volonté du peuple me trouvera sur son chemin. Je dis gare à ceux qui s’amusent avec la destinée du peuple togolais pour leur ventre. Car je n’ai pas l’intention de me taire. Je me battrai”, a-t-il prévenu.

Cette sortie Prélat – dont l’audio a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux – intervient au lendemain de la conférence de presse animée par les responsables de la DMK par rapport à la participation ou non, de ce regroupement aux prochaines élections législatives et régionales.

Devant la presse vendredi dernier à Lomé, ces derniers n’ont pas affiché une position catégorique, mais ils ont plutôt posé des conditions.

Pour les législatives, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson (coordinatrice de la DMK) et ses collègues ont exigé « qu’un accord soit trouvé pour une issue du contentieux électoral qui perdure depuis 2020 à ce jour. Cet accord doit déboucher sur la refonte de la gouvernance électorale et la mise en place d’une charte démocratique qui garantit l’éthique, la transparence électorale, et la sécurité des candidats avant, pendant et après les scrutins ».

Concernant les élections régionales, ils exigent « qu’une discussion franche et sincère soit menée pour évaluer la situation de nos communes et prendre les mesures adéquates pour performer leur mission, afin qu’elles jouent pleinement leur rôle de catalyseur de développement à la base, avant d’envisager la poursuite de la politique de décentralisation du pays ».

Précisons qu’aucune date n’est encore fixée pour ces scrutins qui se tiendront cette année. La DMK avait soutenu la candidature de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo à la présidentielle de février 2020. M. Kodjo, candidat du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), a obtenu 19,46% des suffrages. (SPM/2023)

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